L’endométriose : une maladie féminine encore peu connue, mais qui fait souffrir

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Capture d’écran 2016-03-21 à 15.04.52Cela fait un moment que le sujet « endométriose » est sur ma TO DO, et voilà que j’apprends que le 13 mars, c’est la journée mondiale contre l’endométriose…  On est le 21 mars, c’est malin. Donc soit j’en parle avec du retard, soit j’attends l’année prochaine.

Cette maladie féminine, peu connue, très taboue, fait souffrir le martyr près d’une femme sur 10.

Oulala, avec ce petit loupé de date, Maman de Ouf perd illico son statut de Maman de Ouf qui sait tout et la-voilà-relayée-sur-le-banc-de-la-maman-qui-passe-à côté-de-l’actualité-des-femmes-et-des-enfants…

Allez, je vous dis tout sur cette pathologie car mieux vaut tard que jamais !

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie chronique, complexe, généralement récidivante qui touche les femmes en âge de procréer. Elle ne développe et ne se manifeste pas de la meme façon d’une femme à l’autre.

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles.

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Chez la femme souffrant d’endolmétriose, des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens dans les zones colonisées (principalement l’organe génital et le ventre) et peut s’étendre aux appareils urinaire, digestif et pulmonaire (rare).

L’endométriose se diagnostique très bien aujourd’hui, souvent par hasard, avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages .

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Femme souffrant d’endométriose. Les zones en rouge sont anormales.

 

Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

  • douleurs : règles douloureuses, rapports sexuels douloureux, perte de connaissance, vomissements, douleurs pelviennes et/ou lombaires, difficulté pour uriner et constipation, douleurs lombaires et/ou abdominales, … Liée au cycle, elle se manifeste souvent de manière plus aiguë au moment de l’ovulation ou des règles. Ne passant pas avec du doliprane, cette douleur est très handicapante : les efforts physiques même légers (comme soulever un sac de courses) seront impossibles.
  • saignements (saignements de l’utérus en dehors du cycle, saignements anal, ou règles très légères non stop) principalement prémenstruels
  • fatigue
  • diarrhée ou constipation
  • troubles digestifs
  • brûlure urinaire, sang dans les urines
  • lombalgie, sciatique ou cruralgie (douleurs irradiant dans la jambe)
  • infertilité : la maladie est souvent révélée à l’occasion d’un bilan de fertilité

Qui touche-t-elle ?

1 femme réglée sur 10 (16 à 50 ans). Elle touche particulièrement les femmes à la peau blanche. Certaines femmes ménopausées ou opérées (hystérectomie et ovariectomie) continuent à souffrir d’endométriose, notamment à cause des traitements hormonaux de susbstitution.

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Quelle est l’origine de la maladie ?

L’origine est peu connue, mais cela pourrait venir :

- la transplantation de cellules endométriales soit par les trompes, les voies lymphatiques, vasculaires, ou soit suite à un acte chirurgical gynécologique (laparotomie, césarienne, épisiotomie).

- la métaplasie : transformation d’un tissu normal en un autre tissu anormal, le tissu péritonéal se transformerait donc en tissu endométriosique soit spontanément, soit à cause de facteurs hormonaux.

 

Traitements possibles

  • L’endométriose étant une maladie hormono dépendante, le corps doit être privé d’oestrogène. Le traitement de base consiste à empêcher la survenue des règles (a chaque règle, les lésions d’endométrioses disséminées sur les organes vont saigner en même temps que les règles) –> Pilule en continu ou pose de stérilet hormonal.
  • Créer une ménopause artificielle (injection de GN-Rh + médicaments pour pallier les effets secondaires liés à la ménopause (douleurs osseuses, bouffées de chaleur, sécheresse de la peau…).
  • Chirurgie.

 

Grossesse et endométriose

30 à 40 % des femmes atteintes d’endométriose souffrent de problème de fertilité. De nombreux médecins conseillent à leurs patientes atteintes d’endométriose de ne pas trop retarder leur première grossesse. En effet, l’endométriose ne crée pas un environnement favorable à la fécondation.

Si la grossesse ne vient spontanément, on a recours aux techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) : stimulation de l’ovulation, insémination artificielle, fécondation in vitro (FIV).

 

Une grossesse guérirait-elle l’endométriose ?

Oui et non. ça ne guérit pas mais disons qu’une grossesse offre une période de rémission et calme momentanément les symptômes.

 

J’ai la chance de ne pas souffrir d’endométriose. Je n’ai pas de témoignages personnel à apporter ou un parcours de grossesse à raconter. Mais ce sujet me touche en tant que femme… et j’avais envie de faire connaitre cette maladie pour qu’on en parle, pour que la recherche médicale avance et que les traitements soient efficaces.

Aussi, je sollicite mes lectrices à prendre la parole en commentaires si elle souhaite témoigner, raconter leur expérience…  Tout commentaire doit être modéré par moi avant d’être publié, si vous souhaitez rester anonyme, signalez le…

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