Comment j’ai voulu donner mon cordon ombilical et que je n’ai pas pu…

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Capture d’écran 2016-03-08 à 11.53.04Par nature assez curieuse de tout ce qui tourne autour de la grossesse, de la puériculture et des bébés, je n’ai jamais entendu parlé avant la naissance de Louise du « don du cordon »… et pourtant, c’est mon 3ème enfant… C’est dire s’il faut en parler.

A quelques jours de la naissance de Louise, une sage-femme m’a demandé si à la suite de l’accouchement, je voulais donner mon cordon !

Mon Quoi ? Mais c’est dégueu ce truc…

Mais comment ? ça fait mal ? Mais pour quoi faire ?

J’avais plein de questions… La sage-femme m’a donné une brochure ultra complète sur le pourquoi-du-comment et m’a expliqué rapidement ce qu’il se passait, m’a posé un questionnaire médical. A l’une des questions, je n’ai pas su répondre…  Cela concerne ma thyroïde et mon hypothyroïdie et le taux de « je ne sais plus trop quoi »… J’ai recherché dans mes archives médicales à la maison pour trouver le fameux taux de « je ne sais plus quoi »… et malheureusement, je n’étais pas compatible :-( J’étais motivée, et j’ai pas pu le faire. C’est ballo, parce que donner son sang, je ne le fais jamais (j’aime pas trop les piqures)… Alors que là, si ça peut sauver quelqu’un sans douleur, sans démarche particulière à faire… c’est dommage de ne pas le faire.

 

Le sang du cordon : pourquoi est-il précieux ?

En fait, c’est pas vraiment le cordon qu’on donne, c’est le sang contenu dans le cordon qui intéresse les médecins. Il est prélevé quelques minutes après la naissance.

Le sang du cordon est issu du placenta, ce sang est super « pur », est riche en cellules souches « hématopoïétiques », semblables à celles contenus dans la moelle osseuse, capable de reconstruire le système sanguin de personnes ayant des maladies de sang comme la leucémie, et ainsi soigner (sauver) des vies. On peut faire à ses patients là des greffes de moelle osseuse ou de sang du cordon.

Lors d’un accouchement, par défaut, le cordon et le placenta sont détruits. Alors si cela ne fait pas mal et peut aider des personnes malades qui croupissent dans des chambres d’hôpitaux sordides… Donnons notre cordon et faisons sortir des gens des hôpitaux.

 

Un don indolore et rapide

… pour la maman comme pour l’enfant. Dès que le bébé est sorti du ventre, que le cordon vient d’être coupé, et que le placenta est encore dans l’utérus, on prélève le sang. C’est indolore et ne modifie en rien les gestes de l’accouchement. Sachez que même si vous êtes compatible, le prélèvement n’aura pas lieu s’il y a une urgence due à un problème même mineur pendant l’accouchement.

Ensuite, le sang prélevé est analysé, congelé et gardé dans une banque de sang. Quand une compatibilité est trouvée, ce don peut offrir une chance de guérison à un malade.

Capture d’écran 2016-03-08 à 11.52.04Pour le bébé, comme pour la maman, ce don ne change rien au déroulement de l’accouchement. Le cordon est coupé par le papa (ou pas), le bébé portera sa jolie pince pendant quelques jours et les soins du nombril seront fait comme à la normale.

 

 

Quelques règles éthiques bonnes à savoir

Le donneur reste anonyme.

Le don est gratuit. Le donneur n’est pas dédommagé pour ce geste.

On ne peut pas garder le sang du cordon pour son propre enfant (au cas où…)

Le don du sang dans un cercle familial est autorisé si le médecin soignant le mentionne.

 

Bref, je ne sais pas si vous aviez déjà entendu parler de ce don… mais je vous encourage, chères femmes enceintes, à vous renseigner auprès de votre sage-femme ou obstétricien et à vous manifester… Un enfant, un adulte attend une greffe de sang quelque part en France et votre cordon (destiné à être jeté) peut le sauver… Soyez généreuses !

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